16.09.2008

Ailleurs

Je voulais avec ce blog faire quelque chose de différent, peut-être un peu plus élitiste. Je reviendrai dans quelques temps avec un projet sur la virilité dûment illustré de contributions participatives, explicites et volontaires (si vous êtes intéressés, messieurs n'hésitez pas à vous manifester).

Pour l'heure, je vous invite à parcourir mon autre blog.  http://goodwillpetitefrancaise.blogspot.com/

homme-nu.jpg

03.09.2008

Des bijoux troublants : Corpus Delicti

26792592.jpg

Je ne peux me priver de vous faire découvrir cet endroit que je viens moi même de dénicher... Certaines photos me font chavirer. De très beaux objets qui exacerbent mon imaginaire à découvrir là... http://corpusornamentum.canalblog.com/

B

01.09.2008

Contemplation - Jeux de mains

29062836_p.jpg

J'ai trouvé par hasard cette sublime photo.  Je suis devenue, l'espace d'un instant... une contemplative. Que j'aime les jeans portés à cru.

Comme je sais que mon lectorat n'est pas vraiment féminin... je vous en dédicace une autre, tout particulièrement à vous Messieurs. Je suis un peu paresseuse, donc il n'y a pas de texte associé, juste des pensées à nu.  Crues.

705932.jpg

B

06.08.2008

Paso doble – Souvenir d’un 14 juillet

gr128.jpg



Mes hanche tanguent, tanguent. Comme les cordes de la guitare, mon corps s’arque et veut vibrer sous les doigts de celui qui guide. Mais se rebelle aussi.

Je frappe du talon, je tourne, je virevolte. Je présente mes reins pour mieux m’échapper de l’étreinte.

Envahie par le trouble.

Je me serre puis à nouveau, un coup de talon me propulse loin. Une main me retient ; tel un élastique mon bas se tend puis revient. Me ramenant vers ce corps ferme dont les déhanché me fait perdre la tête à présent.

Je subis la houle.

Une cuisse force entre mes cuisses, une main remonte dans le creux de l’aisselle en sueur pour me soutenir car le vertige me guette. Ca tourne et c’est bon. Alors je peux m’abandonner au rythme, au va et vient de sa cadence.

Sous la chaleur rauque de son souffle.

Lui cherche mon regard en pressant mes reins contre son bas-ventre. Son souffle chaud sur mon épaule humide. Frissons en vagues incontrôlées. Je me sens au bord du gouffre. Je refuse de perdre pied, d’un mouvement brusque du bassin je me redresse.

Autour de son corps, ma jambe s’enroule.

Plus tard, reprenant le tempo espagnol, il attrape ma cheville et la maintient. Ainsi écartelée, je suis conquise. Ou est-ce lui qui est emprisonné ? Nul ne pourrait le dire.

Mais c’est certain, dans ce petit bal populaire de campagne, le rythme espagnol d’un autre temps a, l’espace d’un moment affolé, deux danseurs d’abord amusés puis exaltés.

http://www.youtube.com/watch?v=d5WFUStHKXY

B

21.07.2008

L'Etang de la Minière

gr093.jpg

Ils se sont glissés dans une des alcôves du pub ; il n’est pas encore assez tard pour partir ont-ils convenus. Maudites longues journées d’été a-t-elle pensé, impatiente.

Pourquoi donc lui a-t-elle donné rendez-vous si tard ? Elle est en colère contre elle-même, oubliant qu’elle a pris le temps de se faire belle, nette et douce pour lui toute la journée, qu’elle a couru d’un rendez-vous à l’autre pour s’occuper l’esprit. Qu’à penser à ce soir, elle a eu chaud, puis froid. Qu'il lui a semblé que ses pas étaient légers et si rapides, et les files d'attentes si longues.

A peine la conversation entamée, il prétend qu’il a un cadeau pour elle, mais a-t-elle respecté ce qu’il lui a demandé ?

Le rouge aux joues, elle a plissé ses yeux rieurs. Il a adoré. Elle d’abord si hautaine, si distante, comme d’habitude si timide les premiers instants, vient d’abolir le temps et l’espace d'un plissement de ses yeux verts qu'il redécouvre, dans lesquels il plonge encore et encore.

Pourtant il y a encore la table entre eux. Il se penche, passe les bras sous la table, et demande s’il peut…

Elle refuse de répondre. Coquine, elle serre les lèvres avant, légèrement, de les humidifier du bout de la langue, elle se mordille un peu la lèvre inférieur mais son demi-sourire maintenant espiègle en dit long.

Il regarde autour d’eux et finalement, il n’ose pas.

La conversation s’allonge de silences, banales retrouvailles de deux amants qui ne peuvent s’afficher dans ce lieu où on les connait l’un et l’autre.

Et puis il se décide, il ne peut tenir, il lui tend son cadeau. Elle lui jette un regard étonnée, saisisant l’informe chose en tissus de coton qu’il vient de glisser dans sa main . « Tu aimes les jeans à même la peau, n’est-ce pas. Alors je l’ai retiré pour toi. »

Lui si élégant, si soigné. Un flot d'émotions la fait tressaillir.

Elle change de conversation, vite. Enfoui l'objet dans son sac au côté de l'autre plus fin, de soie et dentelle.  Alors que le sang pulse dans son cou et que la chaleur darde ses seins.

Il est temps. Le crépuscule tombe. Ils ont trop retardé le moment, ils partent. Elle marche et le vent passe sous sa longue jupe, divin souffle de fraîcheur sur la peau nue et chaude.

Lorsqu’il a ouvert la porte du coupé, elle a cru que sa main allait… mais non, il s’est juste un peu incliné galamment.

Assis à son tour, il n’a rien dit pendant un long moment. Puis il a saisit sa main qui s'attardait sur le col de sa chemise, tenant de caresser sa nuque, pour la poser sur sa ceinture. Elle a repensé au cadeau. Son vagin s’est mis à bouillonner. Elle a eut un petit rire carnassier.

Ils ont échangé un regard alors qu'elle se laissait un peu glisser en faisant crisser le siège de cuir. A un feu rouge, n’y tenant plus, il a soulevé d’une main la longue jupe tandis que de l’autre, il est parti explorer. Sans gêne, elle a écarté les cuisses et soulevé un peu ses reins.

Hummmm –a-t-il fait. Il a repris le volant, fait un petit écart. Puis à voix basse et voilée :

« Merci. »

« Merci pour quoi ? »

« Merci de tenir ta parole, merci de m’inviter ainsi dans ton intimité. Merci d’être joueuse et d'être toi».

Elle a souri, retirant un à un les boutons de la braguette.

« Combien de kilomètres encore ? »

« Une dizaine ... mais j’ai découvert un joli endroit, quoiqu’il fait bien sombre à présent pour profiter de... Enfin c’est isolé, et ... l’on pourrait... peut-être... s’y arrêter ?»

Elle ne répond pas, trop occupée.

***
Il y a sur une route de banlieue, à une vingtaine de minutes de Paris, un lieu appelé Etang de la Minière, bien sombre et isolé, pour les amants impatients.

B

gr183.jpg

17.07.2008

Le spa - Apprendre à lacher prise (1/2)

 

Elle le laissa abandonné, nu, allongé dans la salle réservé au massage avec des pierres chaudes. Nu mais lié par les mains à un anneau, curieux objet dans ce spa luxueux. Dans la demi pénombre et la chaleur, il commença à se relaxer.

Lorsqu’elles entrèrent, l’une après l’autre, il cru à un groupe égaré d’odalisques venant au bain.

Mais non, elles se penchent sur lui, l’examine avec soin.

Vêtues d’une délicate robe de mousseline et le visage caché par un masque de fin tissus à l’allure oriental, elles l’entourent tandis qu’une lente musique rythmée les enveloppe. L’une pose une main, l’autre ose se pencher jusqu’à l’effleurer de la bouche, la troisième saisit une des pierres et la pose sur sa poitrine. Puis encore une autre main qui remonte lentement de son genou vers l’intérieur de ses cuisses.

Un téton pointant à travers la mousseline qui effleure son épaule le fait tressaillir plus qu’il ne voudrait, la décharge électrique est délicieuse.

Il ne peut plus compter, combien sont-elles déjà ? cinq ou six, il ne sait pas. Massant, effleurant, léchant, caressant …

Lorsqu’un couple de sa connaissance apparaît, il comprend le complot. Lui est photographe amateur. Les deux sont libertins et charmants. Alors il se laisse aller aux caresses, aux exigences de ses hétaïres, ou plutôt de ces prêtresses d’un culte langoureux.

Mais il la cherche du regard. Où est-elle, il ne reconnaît pas sa peau parmi celles qui se frottent à lui, qui l’enjambent, qui abusent de son état pour être pénétrée puis qui l’abandonnent, un peu plus tendu encore qu’avant, un peu plus fou de désirs et d’envies.

Il ne reconnait pas davantage ses seins parmi ceux qu’on lui offre à embrasser, à mordiller, ni son intimité lorsqu’une belle plus audacieuse encore se présente à sa bouche.

Dans cette danse, farandole autour de son corps, il oublie peu à peu qui il est, où il est… son corps prend le pouvoir, il s’approprie ce moment de fête des sens.

Pourtant il la veut près de lui, la réclame. Il sent des mains liées aux siennes ‘je suis là, ne crains rien. Laisses-toi aller, je t’en prie ‘ alors, il regarde en arrière et l’aperçoit, liée à lui. Ils échangent un regard intense. Alors, il lâche prise.

A suivre...

08.07.2008

Attente

01051_ce_summers_watching_14.jpg

Prendre un jeune amant, quelle folie !  

A genou, j’éparpille ses vinyls comme une enfant un soir de Noël…

Nous nous étions retrouvés pour voir l’expo P. Doig, assez décevante.  En sortant, à l’évidence, regardant une autre affiche, nous nous étions trompés d’expo.  Trop figuratif. 

Nous ne parvenons pas à nous quitter, il fait si bon ce soir d'été ; un verre, une promenade sur les quais.  Une chose en entraînant une autre… je me retrouve dans son petit appart au milieu des guitares et de vieux vinyls qu’il collectionne. Et puis…

Son regard. Ce regard qui supplie, qui réclame encore.  Et ce sexe tendu sur son ventre. Si beau, si fier. 

Est-ce moi qui provoque cela ? Vraiment ? je me sens si maladroite ce soir, si incertaine.  Je n’ai rien préparé.  Je ne suis pas prête.

Pourtant, depuis de longues minutes, sous mes caresses exigeantes, il vibre et se tend. Et murmure. 

Il attend.  Chaque signe, chaque mot.  Les mains liées.  Jouet de mes doigts.

Ma bouche se refuse.  Mon corps se refuse. 

Tout à l’envie de le faire longuement attendre, de créer l’éternité que lui réclame.  Ce moment de plaisirs qui précède la jouissance.  Ne pas lui accorder de répit.  Ne pas lui accorder de délivrance. Pas encore.

Reprendre notre souffle l’un et l’autre ; délier les mains, les masser doucement, tendrement.

Et exiger qu’enfin, il se préoccupe de moi.  Combler son attente.  Le laisser butiner à loisir. Le laisser lever haut ma cheville, la porter à ses lèvres.  Puis l’autre et plier mon corps.  M’ouvrir et m'emplir lentement, profondément de cette verge tendue, pleine, impatiente maintenant.

L’entendre exiger, le regard impératif désormais mais la voix si douce : "non, non ! pas de caresse sinon je vais ….  S’il te plait, attendons encore."

04.07.2008

Nouvelles

02.jpg

 

J'ai failli renoncer. Je n'avais plus envie de continuer. Et puis l'idée d'un nouveau lieu a germé. 

Pour ceux qui me découvrent ici, le temps que je poste de nouvelles notes, dans un esprit peut-être très différent de mon autre blog, je vous livre son adresse. Il y a quelques récits, de vieux textes, qu'il faut aller chercher dans les archives... j'espère que vous prendrez plaisir à cette exploration en attendant de me retrouver, ici, une fois par semaine.

B

http://goodwillpetitefrancaise.blogspot.com/

01.07.2008

Parisiannisme

20168044_p.jpgBling Bling ?

Ou non ?

1