17.07.2008
Le spa - Apprendre à lacher prise (1/2)
Elle le laissa abandonné, nu, allongé dans la salle réservé au massage avec des pierres chaudes. Nu mais lié par les mains à un anneau, curieux objet dans ce spa luxueux. Dans la demi pénombre et la chaleur, il commença à se relaxer.
Lorsqu’elles entrèrent, l’une après l’autre, il cru à un groupe égaré d’odalisques venant au bain.
Mais non, elles se penchent sur lui, l’examine avec soin.
Vêtues d’une délicate robe de mousseline et le visage caché par un masque de fin tissus à l’allure oriental, elles l’entourent tandis qu’une lente musique rythmée les enveloppe. L’une pose une main, l’autre ose se pencher jusqu’à l’effleurer de la bouche, la troisième saisit une des pierres et la pose sur sa poitrine. Puis encore une autre main qui remonte lentement de son genou vers l’intérieur de ses cuisses.
Un téton pointant à travers la mousseline qui effleure son épaule le fait tressaillir plus qu’il ne voudrait, la décharge électrique est délicieuse.
Il ne peut plus compter, combien sont-elles déjà ? cinq ou six, il ne sait pas. Massant, effleurant, léchant, caressant …
Lorsqu’un couple de sa connaissance apparaît, il comprend le complot. Lui est photographe amateur. Les deux sont libertins et charmants. Alors il se laisse aller aux caresses, aux exigences de ses hétaïres, ou plutôt de ces prêtresses d’un culte langoureux.
Mais il la cherche du regard. Où est-elle, il ne reconnaît pas sa peau parmi celles qui se frottent à lui, qui l’enjambent, qui abusent de son état pour être pénétrée puis qui l’abandonnent, un peu plus tendu encore qu’avant, un peu plus fou de désirs et d’envies.
Il ne reconnait pas davantage ses seins parmi ceux qu’on lui offre à embrasser, à mordiller, ni son intimité lorsqu’une belle plus audacieuse encore se présente à sa bouche.
Dans cette danse, farandole autour de son corps, il oublie peu à peu qui il est, où il est… son corps prend le pouvoir, il s’approprie ce moment de fête des sens.
Pourtant il la veut près de lui, la réclame. Il sent des mains liées aux siennes ‘je suis là, ne crains rien. Laisses-toi aller, je t’en prie ‘ alors, il regarde en arrière et l’aperçoit, liée à lui. Ils échangent un regard intense. Alors, il lâche prise.
A suivre...
15:50 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Il est magnifique ce texte... Extrêmement visuel aussi... Un petit côté Eyes wide shut au hammam mis en scène par Jeanne De Berg... J'avais l'impression d'y être en vous lisant...
Vous avez une très belle façon d'écrire... et de lacher prise :-)
Vivement la suite :-)
Ecrit par : doigt de miel | 06.09.2008
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